Le héron cendré (partie IV : Habitat, Comportement)

Posté par Koi by Koi le 22 octobre 2014

Habitat :

 

Le héron cendré est un résident relativement commun et répandu dans la plupart des pays de l’Europe. On le trouve aussi en Asie et dans certaines parties de l’Afrique. Nous pouvons observer la migration des oiseaux du Nord vers le Sud pendant les hivers durs.

Les hérons fréquentent n’importe quelle zone humide (marais, cours d’eau, étangs…) où ils peuvent trouver de la nourriture. Ce peut être de l’eau douce, saumâtre ou salée, dormante ou courante, du moment qu’elle est peu profonde. Ils peuvent aussi fréquenter les forêts à proximité des eaux. Grand échassier solitaire (en dehors de la période de nidification), cet oiseau se perche communément dans de grands arbres le long des étangs.

C’est un migrateur partiel qui ne se déplace généralement pas au-delà de 500 Kilomètres ; le héron a un territoire peu étendu. Certains sujets demeurent même sédentaires.

 

 heron vol

 

Comportement :

 

Le héron cendré est facile à observer. Il laisse des traces sur des terrains humides (sable, vase…). Son cri est un fort croassement « fraaank ». Le plus souvent émit pour marquer leur territoire à l’adresse de leurs congénères.

 

http://www.web-ornitho.com/chants/heron.wav

 

Le Héron cendré, comme beaucoup d’Ardéidés, peut rester immobile pendant de longs moments sur la rive, en attendant le passage d’une proie. Il peut avoir des attitudes curieuses : rester des heures, posé sur une seule patte, complètement inactif s’il n’est pas dérangé. Il enfonce son cou dans les épaules, seule la tête et le bec à l’horizontale semblent surgir de son corps.  S’il perçoit une menace, il étire son cou tout en restant immobile et vigilant, et peut s’envoler dans l’instant.

 

heron cendre

 

Souvent solitaire ou en petits groupes lâches, il forme néanmoins des colonies lors de la reproduction. Lorsqu’ils sont en groupes, les hérons cendrés cheminent alignés, surtout au crépuscule, picorant ici et là.

Le vol du héron est lourd et puissant, il bat lentement des ailes, la tête repliée en arrière (cou lové en S) et les pattes tendues. Ceci est caractéristique des hérons, à l’opposé des cigognes, des grues et des spatules qui étendent leur cou en volant. Apparemment lent, il va tout de même à 45 km/h. Il plane parfois, surtout avant d’atterrir.

Cet oiseau n’a pas beaucoup de prédateurs. Adulte et en bonne santé, ils n’ont aujourd’hui pratiquement plus à craindre les hommes. Il est même capable de vivre près de l’homme et peut ainsi être vu en pleine ville à proximités des plans d’eau et cours d’eau urbains (sa distance de fuite est considérablement raccourcie et il peut parfois se laisser approcher à quelques mètres.  Ils doivent tout de même se méfier des rapaces de grande taille comme les gerfauts, les aigles ou les hiboux grands-ducs.

 

SONY DSC

Danger pour l’homme : Prudence quand il se prend par mégarde dans un filet ! Son bec acéré entame cruellement les mains des pêcheurs. Il est l’ennemi des pisciculteurs dont il détruit ou blesse une partie de la production. Un truc pour s’en protéger : tendre un fil autour de la pièce d’eau. Contrairement au cormoran, jamais un héron ne se pose directement sur l’eau. C’est à pied qu’il va à la pêche…

 

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